août 2011


on c’est pas du récent récent, l’album dont nous allons parler ce soir étant sorti au mois de mai mais bon, passer à côté serait une erreur, et une belle. Car en effet le nouvel album des Beastie Boys est de ces disques qui font plaisir dès la première écoute et qui ne lassent pas, jamais, même après moult écoutes. Accueillez Hot Sauce Committe Part II.

          Le titre laisse songeur : « Part Two ? Mais quid de la première alors ? » Bah justement y en a pas. Disons qu’en gros le groupe avait pour projet de faire deux disques, puis le sieur MCA s’est trouvé pourvu d’un cancer de la gorge qui a quelque peu changé les plans du trio new-yorkais. Bref, un seul disque au final, pour l’instant en tous cas, rassemblant des morceaux prévu sur le deuxième, ou le premier ? bref un truc pas clair mais qui rappelle les meilleures heures des Beastie Boys.

          Les meilleures heures en effet, puisqu’à l’écoute de « Make Some Noise », premier single issu de la galette, balancé sur le Soundcloud du groupe quelques semaines plus tôt, il était difficile de ne pas penser à Ill Communication ou encore à Hello Nasty. Une histoire de flow sans doute, ou simplement d’ambiance. Bref du vieux tout bon ! mais qui serait passé à la sauce Mix Up, le dernier opus en date du groupe, uniquement instrumental, déjà chroniqué sur ce blog. Car à coups de claviers lourds et gras et de mélodie psychédélique, les Beastie Boys ont su montrer que la parenthèse instrumentale de leur carrière n’était pas qu’une expérience éphémère, mais bien un pas en avant dans la musique du trio.

          Puis un deuxième single, « Say It »,  a été lancé, plus lourd encore, mais jouissif surtout ! Les claviers saturés semblent être le nouveau joujou des B-Boys. Gros succès auprès des fans, il suffit d’aller lire les commentaires sur la page Soundcloud du groupe, sur laquelle a ensuite suivi le reste des morceaux de l’album. Et là encore, c’est du lourd. Car si certains morceaux ne sont pas à la hauteur des deux singles – comme « OK », un peu Toufou la gamelle ou encore « Tadlock’s Glasses » (qui a été une idée de titre pour l’album) et « Long Burn The Fire », qui aurait parfaitement trouvé sa place dans To The Five Boroughs, sorti en 2004 et qui, bien qu’agréable, ne fut pas vraiment le meilleur disque des Beastie – l’ensemble est vraiment bon et constitue à mon sens l’un des meilleurs albums du groupe.

          Quelques collaborations sont à mettre en lumière sur ce disque. Avec Nas pour commencer, avec un « Two Many Rappers » des plus efficaces, déjà sorti quelques mois plus tôt en vinyle. Avec Santigold ensuite, sur ce qui a été le troisième single du disque : « Don’t Play No Game That I Can’t Win ». Le titre se trouve être plutôt réussi, ainsi que la vidéo qui l’accompagne, tournée avec des figurines à l’effigie des artistes, rappelant le clip de « Body Movin' », et d’avantage réussie que celle de « Make Some Noise », qui malgré un impressionnant casting et un côté fun indéniable ne faisait pas réellement crier au génie.

          On se réjouit également de la présence d’un morceau punk, « Lee Majors Come Again », comme au bon vieux temps des années 90. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il envoie du bois. Mike D est en forme malgré ses quatre-vingt dix-huit kilos perdus ces dernières années et ça fait plaisir. Suit « Multilateral Nuclear Disarmament », un morceau instrumental de haute volée, funky à souhait et qui amorce une fin d’album qui, bien que pas des plus marquantes termine bien la performance du trio.

          Alors certes les Beastie Boys vieillissent, certes ils continuent de placer leurs blazes et qu’eux ils savent rapper contrairement aux petits nouveaux, certes ils utilisent quelques vieilles recettes, mais que ça marche bien ! Une nouvelle fois ils arrivent malgré tout à innover et à être là où on ne les attend pas, et on les en remercie, en pleurant devant l’absence de tournée due notamment aux problèmes de santé de Mister Yauch.

fuckbuttons_album.jpgBeastie Boys – Hot Sauce Committee Part Two
Capitol Records
mai 2011
http://www.beastieboys.com/

Beastie Boys – Make Some Noise en écoute

‘ai trouvé mon film de l’été. La bande-annonce n’avait pas menti. C’est beau. Je dois dire que j’attendais avec une certaine impatience la sortie du dernier volet de la Planète des singes. La version de Tim Burton sortie en 2001 m’avait laissé sur ma faim : ça se regardait gentiment mais ça cassait pas trois pattes à un canard (c’est placé). Puis j’avais revu l’original, bien mieux, et lu le livre, différent. Et bien je n’ai pas été déçu, mes 8 € ont été bien investis.

          Pour commencer, le film ne se situe pas spécialement comme une suite ou comme un épisode menant aux autres films (malgré quelques clins d’oeil bien calés). Il s’agit là d’une histoire indépendante qui trouve sa place dans la « mythologie » de la Planète des singes, à l’image des Batman de Christopher Nolan par exemple.

          Le pitch est simple : Will Rodman, joué par James Franco, est un chercheur qui pense avoir trouvé un remède à la maladie d’Alzheimer, testé sur des chimpanzés. Celui-ci semble bien marcher mais a quelques effets imprévus sur ses cobayes, en particulier une femelle, qui donne naissance à César, petit singe qui a hérité des effets du serum par sa mère…

          Par où commencer tant le film m’a fait forte impression ? Le travail visuel est magistral. Les singes, entièrement réalisés par ordinateur par la société de Peter Jackson, sont plus vrais que nature, en particulier César, « joué » par Andy Serkis, qui avait déjà prêté ses mouvements à King Kong et Gollum. On y croit vraiment, et les expressions des visages sont réellement impressionnantes.

          Côté scénario, on se laisse vraiment prendre par l’évolution de César, à la fois attachant et terrifiant. Le gros point fort selon moi est que c’est crédible ! Rupert Wyatt n’en fait jamais trop et ça fait plaisir. Si les singes ont à l’évidence des aspects de plus en plus humains, ils restent des singes. De surcroît, contrairement aux autres films de la saga, dans lesquels la manière dont les événements ont conduit l’humanité à céder la place aux singes est plutôt confuse, ici tout est limpide, de la montée en puissance des singes à la fin des humains, sans toutefois tout montrer.

          Le casting est quant à lui bien servi, ça joue juste tant chez les humains que chez les singes, Andy Serkis est bluffant. Petit point faible ceci dit sur les deux ou trois « méchants » humains, un poil clichés dans leur personnalité. Mais on pardonne volontiers devant l’impression d’ensemble plus que bonne que procure La Planète des singes : les origines.

deliverus2_affiche.jpgLa Planète des singes : les origines de Rupert Wyatt
Twentieth Century Fox
Sorti le 10 août 2011
http://www.foxfrance.com//

our ce petit retour, je me suis dit qu’il serait bon de commencer par un sujet pas encore traité sur ce blog, et assez rapidement l’idée m’est venue : une section geek… Et quoi de plus geek qu’un MMORPG ? rien je crois. Alors pour ceux qui ne le savent pas,  MMORPG ça veut dire Massive Multiplayer Online Role Player Game. En gros, un jeu de rôle dans un monde bien vaste, sans réel scénario, avec plein de monde et en constante évolution. Voilà pour la parenthèse « j’ai dormi quinze ans dans une grotte ». Je vous présente donc : Order & Chaos Online.

          Alors là,  attention plagiat ! Mais bien hein. Mais que c’est bien fait. En un mot si vous aimez World of Warcraft et aimeriez bien y jouer sur votre iPhone, bah voilà, vous y êtes. Oui parce que je vous ai pas dit mais le jeu dont on parle n’est pas sur PC ou encore sur console, mais bien sur iPhone et iPad. Et il faut dire que quand on pense à ce petit détail, on ne peut qu’être impressionné par la qualité du soft qui nous est proposé par Gameloft (déjà connu pour d’autres copies de jeux à succès, comme GTA par exemple avec Gangstar). Tout y est : les races (humain, orc, elfe, mort-vivant) et les classes (guerrier, moine, mage, ranger), le système d’évolution de votre personnage, les sorts, les quêtes, l’équipement, les groupes et guildes… tout je vous dis ! C’est du WOW de poche.

          Alors certes c’est pas aussi beau, pas aussi jouable et confortable, mais Order & Chaos nous met là une sacrée claque malgré tout. Car bien qu’imparfait, le système de jeu est très intuitif et l’écran tactile révèle là tout son potentiel. Qu’il s’agisse de se déplacer en toute liberté dans l’environnement très riche qui nous est offert ou encore de bastonner des monstres aussi beaux que variés, on se surprend rapidement à éprouver un réel plaisir à jouer sur son téléphone.

          Quelques faiblesses malgré tout, pour la plupart liées au support : une portée de vue pas très élevée qui entraîne parfois de mauvaises surprises comme se retrouver d’un coup à trois mètres d’un loup enragé deux fois plus gros que vous ; le fait de passer à travers certains obstacles ou, à l’inverse, se retrouver bloqué par un rocher alors qu’on passe un mètre à coté ; et enfin la communication entre joueurs rendue assez pénible par l’obligation de faire apparaître le clavier sur l’écran (bah oui !), ce qui interrompt le jeu assez régulièrement.

          Mais dans l’ensemble, Order & Chaos Online mérite à mon sens tous les honneurs pour avoir su adapter le MMORPG en 3D sur smartphone et tablette. Gros reproche par contre : la possibilité pour les joueurs acharnés de payer en argent réel des avantages dans le jeu tels que des pièces d’or supplémentaires ou encore la capacité de ressusciter directement sur place, ce qui crée un déséquilibre entre les joueurs que WOW avait eu la sagesse d’interdire. Car lorsque l’on paye un jeu, même pas cher, et qu’on y ajoute un abonnement mensuel, même dérisoire, on s’attend à avoir toutes les options dès le départ et à ne pas être confronté à des joueurs avantagés car plus fortunés.

          Ainsi s’achève l’instant nerd du jour. sur ce amusez-vous bien.

Order and Chaos Online
Gameloft
avril 2011
http://www.gameloft.fr