n quatrième épisode de Mission : Impossible… quelle idée me direz-vous ? Et vous aurez bien raison. Franchise qui s’est pourtant bien essoufflée (troisième épisode laborieux), un Tom Cruise qui reste sur un échec cuisant (Night and Day) tout en considérant que sa carrière sent elle-même le souffre depuis un moment. Bon, les premiers échos faisaient état que ce Protocole Fantôme serait le meilleur de la série. Rumeur suffisante pour aller au cinéma et se faire un bon vieux blockbuster pour les fêtes de fin d’année.

          La première partie du film nous montre à quoi ressemble enfin la version moderne de la série culte portée sur grand écran. Entre le premier qui fait une sacrée entorse à la série,  le second version John Woo qui est un bon film d’action mais pas vraiment en phase avec l’esprit originel  et le troisième réalisé façon grande publicité, on ne croyait plus trop à retrouver ce qui  en faisait les éléments de base : une équipe charismatique, une mission qui s’annonce évidemment pas très simple mais des gadgets très pratiques pour arriver à tout résoudre.

          La première moitié du film donc, correspond enfin à la version première de la série. Paula Patton et Simon Pegg constituent l’équipe de départ autour d’Ethan Hunt. La madame apporte une touché plutôt sexy dans l’équipe tandis que le monsieur vu entre autre dans Shaun of the Dead apporte une touche humoristique. L’ingéniosité pour réussir une mission d’infiltration qui faisait partie intégrante de la série pointe le bout de son nez (ah cette remarquable scène de l’écran) et les scènes d’action ne font pas mauvaise figure : la vertigineuse scène d’escalade du building est totalement réussie.

          Malheureusement le film retombe dans ses travers dans la deuxième partie. Course poursuite sans intérêt, Tom Cruise est le plus beau/fort/incassable, Dubaï c’est vraiment le plus bel endroit du monde en fait…Sans parler de cette fin lourde et insignifiante. Sans trop en demander le film se laisse remarquer mais bon un cinquième épisode sera vraiment dispensable cette fois.

Mission : Impossible, le protocole fantôme de Brad Bird
Paramount Pictures
Sortie le 14 décembre 2011
http://www.paramount.com/

vec plus de 13 millions de spectateurs après une semaine d’exploitation, Intouchables truste le titre de succès annuel au box office. En général, ce titre traduit un film populaire et un bilan positif pour l’économie du cinéma français. La question de savoir ce qui a suscité un tel engouement reste légitime : pourquoi un tel succès ?

Le sujet : un aristocrate tétraplégique choisit comme aide à domicile un jeune de banlieue tout juste sorti de prison, aurait pu créer des réticences au niveau du grand public. Sans sortir la phrase clichée genre c’est le type de film « qui fait du bien », il faut reconnaître que le ton donné pour un sujet pas évident est juste. Inspirée d’une histoire réelle, l’idée du film a du être peaufinée pour gagner en sensibilité et rendre la relation entre François Cluzet(Philippe)/Omar Sy (Driss) réussie. Parce que la gêne de l’handicap est brisée dès le début par les vannes que se lancent les protagonistes (il fallait oser sortir la blague du « pas de bras, pas de chocolat »). Parce que l’amitié qui s’installe entre Driss qui sert de grand frère et Philippe qui redonne confiance et met devant ses responsabilités celui qui représente physiquement ses bras et ses jambes est grandissante jusqu’à devenir « intouchable ». Parce que le pragmatisme de Philippe face à sa nouvelle vie et l’humour de Driss renforcent leur sympathie. Parce que le regard sur la banlieue caractérisée par de plusieurs plans silencieux en disent plus que dix journaux télévisés sur TF1…

On n’évitera pas certains clichés ou raccourcis comme la scène d’embauche de Driss, un peu trop « facile » ou la famille africaine avec un nombre d’enfants à n’en plus finir. Ni quelques scènes inutiles comme celles du tableau mais qui ne font pas pour autant baisser le rythme du film. Si Bienvenu chez les Ch’tis précédant exemple de gros carton du cinéma français avait été essentiellement porté par un engouement venu du Nord, Intouchables se sera fait sa place par un bouche à oreille qui se poursuit et qui est mérité.

Intouchables d’Eric Toledano et Olivier Nakache
Gaumont
Sortie le 2 novembre 2011
http://www.gaumont.com/fr/

 l’heure actuelle, le rock ne bénéficie d’aucun réel mouvement comme ont pu l’être le grunge ou la britpop dans les 90’s. Les groupes ne revendiquent plus grand-chose, les contrats avec les maisons de disque restreignent la créativité et la liberté artistique. Les thèmes qui prédominent caractérisent des albums essentiellement  larmoyants ou des albums qui tentent de se montrer un brin excitants.

          Les Blacks Keys se situent bien évidemment dans la deuxième catégorie et un an après Brothers, les deux acolytes (Dan Auerbach à la guitare et Patrick Carney à la batterie) du duo formé en 2002 sortent  un brûlot Rock qui réchaufferait la cheminée de n’importe quelle grand-mère pour les fêtes. Si les premiers efforts étaient caractérisés par un blues assez lourd, El Camino montre des  aspérités plus pop, une rythmique qui prend le dessus, des effets multiples… En témoignent le premier single imparable Lonely Boy et son clip dansant. Little Black Submarines tourne du côté des White Stripes sur la partie des grosses guitares et le côté où une nouvelle idée apparaît toute les 30 secondes et avec une batterie plus efficace (Meg White…). Dead and Gone bénéficie même de clap hand tandis que les synthés sur Gold On The Ceiling accentuent la dimension pop de l’album qui est aussi le plus rapide sorti par le groupe et changement flagrant avec par exemple la production de Danger Mouse sur l’album Attack & Release publié en 2008.

          Seule la fin perd en intensité : Stop Stop est certes un peu dansant mais Nova Baby et Mind Eraser concluent un peu plus mollement l’album. Sans révolutionner quoique ce soit,  cet album fourni un rock dense qui met en forme et permet de finir l’année sur un bon rythme.

elcamino_album.jpgThe Black Keys – El Camino
Nonesuch Variete
décembre 2011
http://www.theblackkeys.com/

a tournée de Noel Gallagher accompagné des High Flying Birds se devait ou presque de passer par Paris après l’incident Rock en Seine datant de 2009. Histoire de ne pas faire les choses à moitié, Noel Gallagher a programmé deux dates : celle-ci au Casino de Paris et une autre au Grand Rex en mars. Neuf mois auparavant c’est son frère Liam et son nouveau groupe Beady Eye qui dégainaient les premiers en investissant la scène du Casino de Paris. Etrangement, Noel y présente également son premier album post-Oasis, le bien nommé Noel Gallagher’s High Flying Birds.

          Comme à son habitude, la setlist ne change pas ou très peu d’un concert à l’autre, on savait donc d’avance que son album y serait joué en quasi-intégralité avec une dizaine de titres d’Oasis. Ce qui n’a rien de particulièrement étonnant vu que Noel chantait déjà régulièrement en période oasissienne que ce  soit au côté de son frère soit en tournée solo acoustique (2006).

          On craignait un peu les précédentes déclarations du mancunien lorsqu’il faisait preuve d’une relative modestie à l’idée d’être au premier plan face au public et surtout de se retrouver à la place de son frère. S’il n’a pas l’image de bête de scène de  son frangin ni son charisme, le plaisir de la scène accompagné d’un enthousiasme certain pour son retour à Paris étaient bien visibles et le groupe est désormais rodé après plusieurs concerts  effectués depuis octobre. Une vanne sur Coldplay, des anglais qui feraient mieux de rester chez eux, une explication sur le fait qu’il est le mieux placé pour choisir la setlist car il sait ce qui est bon pour le public, des blagues avec les autres musiciens, des sourires amusés,  Noel Gallagher reste finalement fidèle à lui-même en conservant son humour teinté d’une légère touche de provocation.

          Malgré plusieurs défauts (batteur au jeu un peu trop brutal, micro pas toujours assez haut, plus de solo de la part de Noel, morceaux joués trop rapidement), l’ensemble tient largement la route. L’album étant de bonnes qualité, la différence entre anciens et nouveaux morceaux ne choque pas tant que cela : « The Death Of You And Me » et « If I Had a Gun » sont déjà repris en cœur par le public et si on s’ennuie un peu sur « The Good Rebel » ou « What A Life ! », «  Wonderwall » façon Ryan Adams pour une des plus belles versions jamais joué ou « Talk Tonight » version pop remettent vite d’aplomb.  Les renforts vocaux du bassiste sur des aigus finalement pas si facile à gérer pour Noel ou un clavier particulièrement inspiré sur « Supersonic » contribuent au bon déroulement du concert (1h30) qui passera au final assez vite. D’ailleurs mention spéciale à cette sublime version acoustique de « Supersonic », l’un des titres les plus associés à Oasis et donc à la voix de Liam et qui aurait très facilement pu tourner à la soupe. Noel Gallagher maîtrise toujours autant l’art du recyclage et tant mieux.  Rappel de feu avec un enchaînement « Little By Little » (si si !)/ « The Importance Of Being Idle»/«Don’t Look Back In Anger» choisis pour terminer royalement le concert. Il s’agira sûrement d’être plus critique dans quatre mois une fois cette première attente et l’enthousiasme général retombés mais on a quand même bien hâte.

fuckbuttons_album.jpgNoel Gallagher High Flying Birds – Casino de Paris
6 décembre 2011
http://www.noelgallagher.com

ndrew Niccol fait son retour à la réalisation cinq ans après le très bon Lord of War. Film d’anticipation, il imagine un futur assez proche, métaphore du capitalisme actuel mais aussi de la course à la jeunesse éternelle. Niccol pose les bases d’un monde découpés en plusieurs zones différenciées par le niveau de richesse de ses occupants. Or la monnaie ici c’est le temps. Les humains ont été modifiés génétiquement pour ne vivre que jusqu’à 25 ans, façon pour le moins radicale de réguler la surpopulation. Pour prolonger son espérance de vie, il faut payer. Les pauvres vivent donc au jour le jour voire à la minute tandis que les riches peuvent aspirer à la vie éternelle au presque. Les corps s’entassent dans les zones dites de « ghetto »  alors que les plus favorisés se reconnaissent par le nombre de garde du corps qui les entourent afin d’éviter le moindre petit accident susceptible de les priver de leur précieuse richesse de temps. Et avec ce système, les écarts de classe s’accentuent, comme dans notre société actuelle finalement.

          Si le pitch démarre sur de bonnes bases, Niccol n’arrive pas à creuser le sujet plus d’une demi heure. La suite du film tourne en effet à la course poursuite à la sauce Bonnie and Clyde avec une touche de Robin des Bois moderne. Justin Timberlake et Amanda Seyfried n’ont pas vraiment le charisme de Faye Dunaway et Warren Beatty. Les scènes d’action frisent le ridicule et on ne s’attardera pas sur les incohérences qui jalonnent le film. Les vilains gangsters sappés en Prada et les policiers en manteau en cuir type Matrix pourtant interdits depuis les années 2000 n’aident pas à la crédibilité. Dommage car on se rêvait à un film du niveau de Bienvenu à Gattaca, plus subtile et moins hollywoodien que n’est Time Out.

Time Out de Andrew Niccol
20th Century Fox
Sortie le 23 novembre 2011
http://www.intimemovie.com/

’est au début des années 2000, que l’ainé des frères Gallagher, Noel a commencé à évoquer l’idée d’un album solo. Les faces-B publiées sur les singles de Standing On The Shoulder Of Giants confirmaient ce sentiment de besoin liberté pour la tête pensante d’Oasis suite à la fin de six années de folie et d’excès. Finalement c’est un soir d’aout 2009, en plein festival parisien, que le sort du groupe anglais le plus populaire des années 90 se jouera et prendra fin. La suite logique amenait donc à la parution de cet album solo un temps attendu mais dont la carrière d’Oasis dans les années 2000 allait quelque peu refreiner l’attente. En comparaison de la période de créativité qui a accompagné le groupe à ses débuts et un nouveau millénaire plus ou moins laborieux, les espoirs placés dans les frangins de Manchester avaient été largement revus à la baisse. La sortie d’un nouvel album d’Oasis  tenait plus à avoir quelques bonnes surprises type « The Importance of Being Idle » qu’à la parution d’un chef d’œuvre du calibre de Definitely Maybe. On a fini par comprendre que c’était vain. Liam et les autres musiciens de feu Oasis ont donc dégainé en premier avec l’acceptable Beady Eye qui ne tient debout que par le charisme de son leader et non par des compositions fades ou pompeuses à outrance.

          La tête pensante c’était Noel. Deux années auront donc été nécessaires pour enfin franchir le pas. Le temps de laisser le petit frère s’amuser, de ne pas marcher sur ses plates bandes et de risquer la vexation ultime. Des démos, prises de soundchecks sont tombées au fur et à mesure. Des annonces de chorale et violons ont été faites. Cela suffisait en fait à définir les contours de l’album. Il fallait maintenant éviter de trop s’attacher au cliché « et si Liam avait chanté ça… » C’est l’album de Noel, point. Il n’a certes pas tant changé ses habitudes puisqu’ il a pioché entre des titres déjà amorcés depuis 10 ans (« Stop the Clocks »), ou bien écrits durant la dernière tournée d’Oasis (« If I Had a Gun »), a cherché une touche de nouveauté (« Aka…What a Life ! » premier titre « dansant » dans l’existence de Noel Gallagher) et qu’il a repris le même producteur que sur les derniers albums d’Oasis. Qu’est ce qui le différencie donc de ce qu’aurait pu être le 8ème l’album d’Oasis à part que Noel chante sur toutes les chansons ? A la fois tout et rien. Noel n’allait pas se mettre à faire du jazz comme il aime à le répéter. Ses références musicales comme les Kinks ou Neil Young n’ont pas changé. Quand à l’idée de reprendre tout à zéro et d’aboutir à un album 100% personnel, ca sera pour la prochaine fois ou jamais. Car il n’a plus la même façon de composer qu’à 25/30 ans, plus la même urgence d’aligner les tubes et il aime prendre son temps, exploiter une idée quand l’inspiration le gagne.

          Sorte de collectif ou les musiciens ne sont pas inchangeables,  les High Flying Birds accompagnent Noel Gallagher sur cet album éponyme. Ou comment à la fois tenir les reines et ne pas avoir à rendre de comptes. Les premieres écoutes de l’album confirment une production très riche et des défauts qui piquent aux oreilles : ces chœurs… ces trop nombreux effets de voix… ces nombreux « Wouhous »… et que fatalement aucun nouveau « Don’t Look Back In Anger » ne se dégage… On avait été prévenu donc. Et puis sans jouer la théorie du « nan mais à la 50ème écoute ca devient bien », les compositions  prennent le dessus. Là où  « If I Had a Gun »aurait  été plus touchante jouée en acoustique accompagné d’un unique tambourin,  Noel a choisi un son massif, puissant. Toujours ce côté sale gosse. L’effet marche cependant très bien sur le titre d’ouverture « Everybody’ On The Run », magistral, qui aspire à la liberté,  thème récurrent de ce Noel’s Gallagher High Flying Bird et dont l’orchestration finale retourne à chaque fois. (« (I Wanna Live In a Dream in My Record Machine »), dont une version était déjà connue depuis plusieurs années et prend tout sons sens avec ce nouveau lifting qui en accentue les envolées  pour rendre cette nouvelle version plus réussie.

          « Dream On » nous renvoie à la période Be Here Now et le spectre de Liam se fait sentir mais chut, il ne faut pas s’y attarder. « If I Had a Gun »se montre limpide et  constitue une véritable réussite pour une ballade plus proche d’un « Wonderwall »sans en atteindre le sommet que d’un  « Stop Crying Your Heart » sans subtilité.  « The Death Of You and me » flaire bon la légèreté et poursuit la question de désir d’évasion, d’espoir, structure narrative de l’album. « Aka …What A Life ! » rappelle la jeunesse de Noel et les soirées mancuniennes dans le célèbre club de l’Hacendia. Si l’air dansant est une tentative pas désagréable, la longueur d’une bonne minute de trop gâche l’ensemble et en montre les limites. « Aka Broken Arrow » a une intro qui pourra rappeler quelques tubes de variétés radio mais la suite s’en sort mieux grâce à une rythmique entrainante. « (Standed On) The Wrong Beach » et « Soldier Boys and Jesus Freaks » montrent que Noel a toujours des morceaux corrects sous le coude. Seul « Stop The Clocks », pourtant considérée comme une pépite et grande fierté de Noel restée sagement  cachée depuis des années se montre pénible tout du long et le final quasi copier/coller du  « Lookin’ Glass » des La’s ne rattrape pas l’ensemble.

          Absence quasi totale de solo et de guitare électrique, l’album s’éloigne clairement du rock de stade dont était friand Oasis. Moins tubesque, cet ensemble de ballades intimes prouve aisément que Noel Gallagher a conservé son talent de songwrtitter tout en étant devenu un bien meilleur chanteur qu’il y a quinze ans.  Le véritable reproche à lui faire restera cette impression de facilité et d’être resté en « pilotage automatique » dans son écriture sans pour autant se faire violence alors qu’il attendait lui même depuis fort longtemps de publier cet album.  A côté, les faces-B telles que « A Simple Game Of Genius » ou « Let the Lord Shine A Light On Me » sont les meilleures publiées depuis un certain…Standing On The Shoulder of Giants. Et des faces-B de qualité sont souvent signe d’un très bon album.

fuckbuttons_album.jpgNoel’s Gallagher High Flying Bird
Sour Mash
Octobre 2011
www.noelgallagher.com

Noel’s Gallagher High Flying Bird – The Death of You and Me en écoute

roisième apparition dans un film cette année pour Ryan Gosling après Blue Valentine et plus récemment Crazy Stupid Love. La nouvelle coqueluche américaine joue cette fois le rôle d’un pilote de voitures de sport participant à des vols mais en se contentant uniquement de la conduite. La règle est simple : pas plus de 5 minutes d’attente pour le crime et il s’occupe de ramener ses passagers à bon port. Durant son temps libre, il endosse la casquette de mécanicien, voire de cascadeur à Hollywood. Solitaire, peu bavard, le héros se rapprocherait du profil d’un cow-boy du XXIème siècle. Il suffit de remplacer le cheval par une Mustang gonflée à bloc et le désert par Los Angeles comme décor pour obtenir ce résultat.

          L’héroïne jouée par Carey Mulligan va aider à faire basculer le destin de notre héros : l’amour peut frapper sur le palier de votre porte. S’en suit une montée de violence pour protéger cette femme et sa famille tout en tentant en vain de maintenir une relation plus que fragilisée par l’accumulation des ennuis et plusieurs truands à éliminer les uns après les autres. En témoigne une scène d’ascenseur commençant par un baiser volé interrompu par un tabassage en règle brute de fonderie, voire de boîte crânienne fracassée. Le personnage principal se rapproche de celui d’History Of Violence par sa capacité à faire preuve d’une violence soudaine alors que calme et sérénité semblaient l’habiter.

          Même si l’histoire peut paraître simpliste, elle est parfaitement mise en scène dans un style qui rappelle immédiatement le Collateral de Michael Mann sorti en 2004, par ses plans de la ville de nuit et les nombreuses illuminations des gratte-ciels. La bande originale s’accommode bien à l’ambiance à la fois mélancolique et pesante. Le réalisateur danois réussit à faire honneur au genre avec ce polar dramatique et touchant.

Drive de Nicolas Winding Refn
Wild Side Films
Sortie le 5 octobre 2011
http://www.drive-movie.com/