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l.gif‘envie me prend de parler d’un film que j’ai vu récemment et qui m’a bien plu je dois dire. Je parle ici du dernier film de Wes Anderson, le seul que j’aie eu l’occasion de voir à vrai dire…, The Darjeeling Limited (gardons le titre original). D’abord attiré par un casting plutôt aguichant, à savoir Adrien Brody, oscarisé et césarisé pour sa performance dans Le Pianiste de Roman Polansky, Owen Wilson, pilier de la « Mafia Comedy » avec ses compères Ben Stiller et Vince Vaughn; et enfin Jason Schwartzman, qu’on a pu voir en Louis XVI timide dans Marie-Antoinette de Sofia Coppola (dont il est le cousin) et en affreux ado prêt à tout pour coucher avec celle qu’il aime en secret dans Slackers, de Dewey Nicks, sorti en 2002. Et ceci pour ne parler que de la carrière d’acteur de ce dernier, puisqu’il s’est récemment lancé dans la musique à travers son groupe Coconut Records, dont le premier album Nighttiming, qui fera sans doute l’objet d’une chronique très bientôt, laisse présager un brillant avenir sur la scène musicale à ce très polyvalent petit artiste.

          Mais revenons à nos moutons. Attiré donc, par cette belle brochette d’acteurs et de bonnes critiques, je me suis rendu dans mon cinéma habituel, où j’ai passé deux heures de pur plaisir à regarder ce film, où plutôt « ces » films, puisque le spectacle commence par un court-métrage introductif, intitulé Hôtel Chevalier, indissociable du long métrage principal, qui nous emmène dans la chambre d’hôtel de Jason Schwartzman, à Paris s’il vous plait, où sa petite amie, incarnée, excusez moi du peu, par Nathalie Portman, le rejoint pour un cinq à sept des plus savoureux. Puis démarre le film à proprement parler.

          L’histoire est simple, trois frères, Francis, Peter et Jack ne se sont pas parlés depuis la mort de leur père un an plus tôt, pas plus que leur mère, partie sans laisser d’adresse. Francis, l’aîné, décide alors de réunir ses deux jeunes frères pour se retrouver à travers un voyage spirituel en Inde à bord d’un train, le Darjeeling limited.

          Sur ce fond de voyage « initiatique » se fonde un film sur le deuil, vécu de manière différente par chaque personnage, mais également sur les relations fraternelles. Comment renouer les liens avec ses proches après un an de séparation ? Comment accepter la perte d’un être cher ? Comment se comporter en terre étrangère, face à une autre culture, avec des individus familiers ? Comment démarrer une nouvelle vie sans pour autant abandonner son passé et ses obligations ? Autant de thèmes abordés avec beaucoup d’humour et de légèreté par Wes Anderson, qui nous livre ici un film plein de charme, bourré de répliques qui font mouche («Je vous aime mais je vais quand même vous gazer !», celle-ci m’a marqué…) et parvient à nous faire sentir bien, serein, au sortir d’un film qui traite de sujets a priori plutôt durs.

          Mention spéciale donc, pour ce film intimiste très réussi, que je vous encourage vraiment à aller voir si ce n’est déjà fait, ne serait-ce que pour la moustache de Jason Schwartzman.

affiche-darjeeling.jpgThe Darjeeling Limited de Wes Anderson
Twentieth Century Fox
Sorti le 19 mars 2008
http://www.darjeelinglimited-lefilm.com