n an après l’excellente surprise qu’a constitué Piranha 3D, on a  droit à un nouveau film d’épouvante marine pour la rentrée. La comparaison entre Shark 3D et Piranha 3D sorti un an avant est juste évidente. On remplace donc les vilains poissons carnivores par des requins attirés par la chair humaine. Pour le reste on retrouve une bande de jeunes partis fêter la fin de leur année universitaire dans une gigantesque villa située en plein milieu d’un lac salé… c’est donc parti pour un carnage en bonne et dûe forme.

          Là ou Piranha 3D faisait preuve d’originalité en multipliant les effets de surprises dans le hachage des étudiants tout en mélangeant sexe, gore et fun, Shark 3D se contente de rester  dans les rails et de remettre à neuf le genre. Les personnages respectent leurs parts de stéréotypes : la bimbo, le super playboy, le black gentil, le moche loser, le héros coincé… et le scénario est cousu de fil blanc et tous les rebondissements se devinent sans peine. La 3D apporte peu ou presque mais le réalisateur de Destination finale 4 arrive à nous faire sursauter deux ou trois fois, l’apparition d’un requin au dernier moment étant toujours aussi efficace.

          Le film se laisse regarder en le prenant au 3ème degré minimum (ah cette scène de combat entre un des héros avec un bras en moins et armé d’une lance contre un requin marteau, tout ca pour se venger de la mort de sa copine dévorée quelques minutes auparavant) et n’est pas complètement désagréable à suivre. S’il sera difficile de faire mieux que son petit frère, on attendra maintenant Piranha 3D 2, annoncé pour 2012. Rendez-vous en septembre prochain.

Shark 3D de David R. Ellis
Metropolitan Filmexport
Sorti le 21 septembre 2011
http://www.metrofilms.com/

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i.gifl y a quelque chose de pourri au royaume de Nouvelle-Zélande… Figurez-vous qu’un avide et perfide éleveur de moutons a décidé de modifier les gènes de ses chers ovins pour obtenir la race parfaite, mais contre toute attente – nan je déconne on s’y attend – ça chie. Voilà en gros le thème d’un excellent navet qui vient de sortir sur nos écrans, Black Sheep. Rien que le titre fait peur non ?

          En tout cas, pour son premier film en tant que réalisateur, Jonathan King n’a pas lésiné sur les moyens, avec un budget de pas moins de 200$ acteurs compris pour cette production Néo-Zélandaise de premier choix (pour mémoire, souvenons-nous des fameux Bad Taste et Brain Dead de Peter Jackson, qui à eux deux avaient bien du coûter 35 francs…). Parce que là attention, on a de l’explosion maison, des scènes de combat contre des moutons très très méchants, des décors dignes de L’Homme de Picardie et des répliques qui n’ont rien à envier à Santa barbara.

          Bon pour être plus précis sur l’histoire, le héros, Henry, un jeune blondinet qui souffre d’ovinophobie (oui oui vous avez bien lu, il est même suivi par un psy et tout !) décide de retourner dans son élevage ovin natal pour affronter sa peur et vendre ses parts de la ferme familiale à son frère resté au pays, qu’il n’a pas vu depuis la mort de leur père. Et bien devinez quoi, c’est justement son frère le méchant fermier qui trafique les petites bêtes frisées. Et lorsqu’un militant écologiste subtilise et libère par accident un agneau mutant à peine né d’un flacon de liquide radioactif, les ennuis commencent, puisque la mignonne petite peluche (car en fait c’en est une, rappelez vous, 200$…) va propager son mal, entre autres, à tous les moutons de coin, qui vont alors se transformer en féroces prédateurs en quête de chaire fraiche à se mettre sous la dent. Notre héros, aidé de son fidèle gérant maori et d’une amie de l’écolo gaffeur, va alors tout faire pour s’en sortir et neutraliser le troupeau meurtrier qui ravage les alentours.

           Je vous l’accorde, le scénario fait quatre lignes et demie et ne porte aucun message (non « Mangez du mouton bio » c’est pas un message…) mais on tient là un réel bon film, qui ne se prend vraiment pas au sérieux, aligne sans complexes tous les clichés du genre et parvient, sinon à nous tenir en haleine – faut pas déconner non plus – à nous faire passer un fort bon moment devant la panique mal jouée d’acteurs tout droit sortis d’un casting pour une pub Charal, aux répliques plus pourries les unes que les autres du genre « Me mange pas je suis végétarienne ! » ou « Ton père serait fier de toi » (celle là si on la trouve pas dans un navet sur deux…). On rit du début à la fin devant cette série B qui s’assume pleinement en tant que telle, à la limite de la parodie. En effet, scènes de poursuite et de combats entre humains et ovins ou encore moments de carnages sanglants hilarants foisonnent dans ce long-métrage paradoxalement des plus rafraichissants. Bref, un bon divertissement pour ceux qui aiment les gentils films d’horreur sans prétention dans la lignée des susdits films de Peter Jackson.

blacksheep.jpgBlack Sheep de Jonathan King
Colifilms Diffusion
19 mars 2008
http://www.blacksheep-themovie.com